Adrien Bertrand est designer, illustrateur et street artiste. Il est actif dans le milieu du street art depuis ses études en Beaux-Arts, en 2004. Il a participé à la fête des lumières en Novembre dernier en y mettant en scène une cascade faite à partir de bouteilles en plastiques. Portrait d’un artiste engagé !

Pourquoi avoir choisi le street art ?


Au début, c’était plus un délire entre pote. J’étais attiré par le côté illégal de la
chose, l’adrénaline. Mais le street art est intéressant aussi parce qu’il permet de
mettre ton art à la vue de tous dans un espace public, sans avoir à demander
l’autorisation.

 

Il y a beaucoup de jungle et d’animaux dans tes œuvres. Qu’est-ce qui t’inspire ?


Je m’inspire de tout ce que je vois dans mon quotidien. J’ai grandi à la
campagne, c’est un environnement que je trouve beau et diversifié. La nature a
également une grande importance dans l’actualité, et la représenter dans mes
œuvres et une forme d’engagement. Que ce soit dans l’illustration ou le street art il y
a, je pense, toujours la volonté de faire passer un message.

 

Peut-on donc dire de toi que tu es un artiste engagé ?


Oui. Ma dernière installation lors de la Fête des Lumières parle d’elle-même : il
s’agissait de représenter une cascade avec des bouteilles en plastiques vides. Avec
cette œuvre, je voulais parler de la surconsommation, des déchets, du gaspillage
etc… Ce sont des thématiques qui me tiennent à cœur.

 

Où t’es-tu procuré les bouteilles vides ? Qu’en as-tu fait après l’exposition ?


Les bouteilles sont issues de la récupération dans le centre de tri Lyonnais, et
d’un partenariat avec une pizzeria qui nous donnait les bouteilles au lieu de les jeter.
Maintenant elles sont stockées dans le local de notre mécène, qui voudrait refaire
cette œuvre ailleurs. C’est une œuvre évolutive et adaptable à plusieurs supports.

 

Peux-tu nous parler un peu de ton association Fils de Créa ?


C’est une association mise en place avec ma femme en 2014, qui a permis de
regrouper plusieurs corps de métier autour d’un même projet. Cette association nous
rend plus cohérent et plus forts pour pouvoir répondre plus facilement aux appels
d’offres.


Qu’est-ce que participer à la Fête des Lumières t’as apporté ?


Cela m’a apporté de la visibilité, et de l’expérience en termes de « démerde ».
On a été confronté à certain problèmes, et on devait trouver des solutions par nous-
même, par exemple pour les problèmes de budget.


Est-ce que tu exposes en ce moment ?

 

J’ai un travail d’illustration qui va se mettre en place en 2019.

 

Localisation de ses œuvres :

on pouvait voir son exposition lors de la Fête des Lumières 2018 sur le Temple du Change, Lyon 5


Interview by Liv' Lyon Fanzine